« Au bout, il y a la mer » – Un voyage artistique et intime jusqu’au Vietnam
Mi-mars, je m’envolerai avec 26 artistes francophones pour une exposition d’une semaine au Musée des Beaux-Arts d’Hô Chi Minh, suivie d’une seconde exposition en galerie privée dans cette même ville, au Vietnam.
Un projet artistique d’envergure.
Mais aussi, pour moi, un voyage profondément intime.
Un triptyque comme traversée
À cette occasion, j’exposerai un triptyque grand format composé de trois panneaux de 60 × 120 cm, intitulé : « Au bout, il y a la mer »
Cette œuvre fait écho au voyage parcouru par mes arrière-grands-parents, partis d’Ajaccio pour l’Indochine il y a presque cent ans.
Au bout du voyage, il y a toujours cette ouverture sur l’eau — un autre horizon — mais surtout ce lien invisible qui traverse l’océan et relie les terres, les histoires et les générations.
La mer devient ici plus qu’un paysage :
elle est frontière et passage, séparation et promesse, mémoire et projection.
Au bout, il y a la mer - Faustine Crambes - 2025
Une œuvre née du temps
Lorsque Le Thuy Delmont m’a approchée pour cette exposition au Vietnam, avec la demande particulière de créer une œuvre grand format déclinée en trois toiles, dans les mêmes tonalités que le tableau Soleil rouge, j’ai ressenti un besoin instinctif de remonter le temps.
Je me suis replongée dans mes carnets de croquis.
Et là, un dessin réalisé deux ans plus tôt a retenu mon attention : un paysage imaginaire, resté en suspens, qui n’avait jusqu’alors jamais trouvé sa place.
À cet instant précis, tout s’est aligné.
Ce croquis contenait déjà l’horizon, l’ouverture, la respiration que je cherchais.
Les trois toiles qui en ont découlé se sont imposées comme une évidence, reliant mémoire intime, voyage et contemplation.
Comme si cette image attendait ce moment précis — ce retour symbolique au Vietnam — pour exister pleinement.
Exposer au Vietnam : un écho puissant
Présenter cette œuvre au Vietnam, dans la ville même où une partie de mon histoire familiale s’est écrite, donne à ce projet une résonance particulière.
Ce voyage artistique sera une occasion unique :
d’aller à la rencontre d’un nouveau public,
d’échanger avec des artistes vietnamiens,
de découvrir un pays aux mille couleurs et à l’énergie vibrante.
Mais c’est aussi, d’une certaine manière, un dialogue entre les générations.
Un fil invisible tendu à travers le temps.
Suivre l’aventure
Je partagerai cette expérience sur Instagram : les coulisses, l’installation, les rencontres, les émotions, les paysages.
Si vous souhaitez suivre cette aventure au plus près, je vous invite à m’y rejoindre.
Parce qu’au bout du voyage, il y a la mer.
Et parfois, au-delà de la mer, il y a aussi la mémoire qui nous guide.